Se (re)mettre au trail et persévérer ?

Hello,

Je ne sais pas si c’est l’effet confinement ou non mais au mois d’octobre, j’ai eu sérieusement envie de rechausser mes chaussures de course à pied. Même si j’ai toujours été dans la team plutôt tortue que lièvre, il y a une époque, notamment quand je vivais à Grenoble et pendant mes années de STAPS (un peu forcée), où je courais très régulièrement.

La course à pied est un sport exigeant, dur souvent notamment avec mes problèmes d’articulations aux genoux, pourtant après quelques sorties, je ressens de suite les effets: une meilleure endurance, un mental plus fort, une confiance en moi boostée. Parce que chaque entrainement est en réalité une victoire, à profiter des rayons du soleil, à respirer à pleins poumons dans la nature. Je vous livre quelques uns de mes conseils pour vous aussi, vous lancer !

(Re)partir sur des bases sereines

Et pour moi cela commence par se fixer un objectif. Je sais que bon nombre de personne courent sans vraiment avoir d’objectif mais je crois que mon passé en club sportif a laissé des séquelles. Pour me motiver, pour savoir où je vais, j’ai besoin d’un objectif précis. Pas besoin de vous inscrire à une course officielle, il peut être très simple: courir 30, 45, 1heure sans s’arrêter, un objectif en terme de kilomètres: 5, 8, 10km ou encore un objectif temps + kilomètres : 5km en moins de 30min, 10km en mois de 55minutes, etc.
Un objectif de poids ou de calories ne compte pas pour moi, et vous pousse à faire du sport pour de mauvaises raisons. On est alors fixés sur la balance ou sur l’assiette et cela induit des comportements alimentaires déviants. En plus le muscle pèse plus que le gras, prendre le nombre de kilo comme repère c’est peu bullshit ! Et vous risquez d’abandonner aussi vite que vous avez commencé.

Si vous reprenez la course à pied après un long moment, inutile de vous baser ou de regarder ce que vous faisiez il y a quelques années, notre condition physique évolue et vous risquez de vous démotiver rapidemment.

Cela peut paraitre bizarre pour une personne qui commencerai la course à pied pour maigrir par exemple, mais essayer au maximum de prendre du plaisir dans ce que vous faîtes. Détacher les yeux de votre téléphone ou de votre montre, et regarder les paysages, les animaux, profitez de ce moment, sentez cet instant unique qui vous remplira de joie toute la journée, et soyez fière de chaque foulée même si vous avez l’impression de ne pas avancer. En adoptant cet état d’esprit les kilomètres défileront beaucoup, beaucoup plus vite vous pouvez me croire, mais aussi la motivation sera plus grande et plus longue sur la durée.

Varier les entrainements

Vous le savez surement, si vous me suivez, je suis une fan inconditionnelle de l’entrainement croisé. C’est à dire établir un programme d’entrainement avec différents sports (running, yoga, fitness, etc même rando, paddle, etc). J’en reviens toujours à la motivation, mais le mental a vraiment une très très grande place pour poursuivre n’importe quelle activité sur la durée. Faites ce que vous aimez et cela ne vous demandera même pas d’effort !

Honnêtement, de très nombreuses fois quand je courais, je faisais des séances d’endurance sans m’en rendre compte: je cours 35 minutes, je cours 45 minutes, 1heure ou je cours 5, 8, 10km. Sauf qu’à force de faire toujours les mêmes séances, le moral en prend un coup et le corps ne se développe pas à son plein potentiel car vous ne le travaillez que dans une seule direction. Si il est important pour moi de croiser les pratiques, il est aussi important de croiser les types d’entrainements : endurance mais aussi séance VMA : fractionné court, fractionné long, fartlek. Jouer avec les intensités, les km, les durées, votre entrainement sera infiniment plus riche que ce soit en terme de développement des ressources que du mental ! Pas besoin d’avoir une montre GPS même si j’avoue c’est beaucoup plus facile, une montre classique ou un téléphone fera l’affaire !

Petit à petit

l’oiseau fait son nid. Quand on reprend ou que l’on débute, il a forcément une phase d’adaptation du corps et de progression. Alors généralement, surtout si vous êtes comme moi assez dur avec vous même, les chronos vous décevront peut être ou les distances parcourues. Nous sommes uniques: que cela soit en terme de capacités physiques, en terme d’utilisation de notre corps, de notre passé de sportif, de nos blessures, de notre mental. Nous partons tous d’un point différent sur une carte et si les stats peuvent nous aider à nous motiver elles peuvent aussi nous décourager. Ne passer pas votre temps sur instagram à regarder les chronos ou les courses parce que justement nous sommes tous uniques. Concentrez vous sur vos progrès, sur vos réussites, sur vos entrainements.

Vous avez le droit de marcher, oui oui oui ! Etre tout le temps dans le rouge, avoir une pointe de côté ou le souffle coupé ce n’est pas plaisant. Et si vous ressentez le besoin de ralentir le rythme ou de marcher alors faîtes le. Au début je découpais mes sorties 3x10minutes, puis 2x15minutes, etc. Entre ces blocs je m’accordais de la marche jusqu’à que mon rythme cardiaque baisse un peu, juste le temps de se refroidir pour réattaquer. Cela peut être 1, 2 ou 3 minutes. Et puis au fil des séances, vous ressentirez moins ce besoin, vous allez gagner en endurance et courir plus longtemps !

La récupération

J’ai l’impression qu’on en parle tout le temps mais plus je pratique, plus je comprends combien c’est important et surtout plus je vieillis. Sorry à l’explosivité et la légèreté de mes jambes de 18ans. Quand on débute, on a tendance un peu à être tout feu tout flamme. Pourtant le corps lui est un peu rouillé et il va lui falloir du temps pour s’adapter à ce que vous le demandiez. Ainsi au début de la (re)mise en route, vous risquez d’être plus courbaturé et autre que quelqu’un qui s’entraine régulièrement et c’est normal.
Je me suis souvent considérée comme peu sportive parce que mes chronos n’étaient pas foufou, et je négligeais donc la récup. Je me disais que seuls ceux qui faisaient des courses off, ou encore de haut niveau d’entrainement nécessité une attention particulière à la récupération. Lorsque j’ai réalisé mon training de yoga pour être professeure, je pratiquais énormément et mon corps était très très courbaturé. Je n’ai pas eu le choix que de prendre soin de moi. Des auto massages à l’huile d’arnica et huile essentielle de gaulterie (j’ai récemment investi dans un roller foam), de la nourriture de qualité et saine, m’hydrater, bien dormir et surtout des jours off à glander. Parce que le muscle a besoin de temps pour reconstruire les fibres et être plus fort, il faut le lui laisser. C’est important de s’écouter et prendre le temps d’adapter son mode de vie à cette nouvelle routine, votre corps vous en remerciera même si cela prendra du temps, continuez en sport le travail porte toujours ses fruits !


3 commentaires sur “Se (re)mettre au trail et persévérer ?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s